Interdiction de l'usure
L'usure comme péché contraire à la justice
Le concile de Vienne condamne comme erreur grave l'affirmation opiniâtre selon laquelle la pratique de l'usure ne serait pas un péché. L'enseignement ultérieur de Benoît XIV précise que l'usure consiste à exiger, en raison du prêt lui-même, un gain au-delà du capital rendu. Cette condamnation ne doit pas être confondue avec le rejet de toute rémunération financière légitime, car le magistère distingue les titres justes, les contrats réellement différents du prêt, et la simple compensation des frais sans profit usuraire.
- StatutÀ tenir définitivement
- Sources4
Qualification
Statut magistériel
- Niveau
- À tenir définitivement
- Source-clé
- Concile de Vienne (1311-1312) — Décret 29 sur l'usure, Vienne 1311-1312, Décret 29
Thèse
Thèse doctrinale
Formule courte
L'usure est un péché contre la justice.
La pratique de l'usure est moralement illicite, parce qu'elle exige un gain injuste en raison du prêt lui-même.
Énoncé
Affirmations
La pratique de l'usure est un péché contraire à la justice et ne peut pas être tenue pour moralement licite.
définition · probableDans son sens magistériel classique, l'usure vise le gain exigé en raison du prêt lui-même au-delà du capital dû.
explication autoritative · probableLa condamnation de l'usure n'exclut pas, par elle-même, des titres justes non intrinsèques au prêt ni des contrats réellement différents qui permettent un gain honnête.
explication autoritative · probableLes pratiques usuraires et avides qui conduisent des personnes à la faim ou à la mort constituent une injustice grave imputable moralement.
contenu · probable
Preuve
Sources principales
Preuve du statut
Source normative définitoire
Concile de Vienne (1311-1312) — Décret 29 sur l'usure
Le concile déclare que celui qui affirme avec opiniâtreté que la pratique de l'usure n'est pas un péché doit être puni comme hérétique.Ouvrir la source officielleSource normative authentique
Benoît XIV, encyclique Vix Pervenit
Benoît XIV enseigne que l'usure prend sa place propre dans le contrat de prêt, lorsque le prêteur exige un gain au-delà du capital en raison du prêt lui-même. Il précise que le caractère usuraire n'est pas supprimé par la modération du gain ni par la richesse de l'emprunteur.Ouvrir la source officielleContenu doctrinal
Source normative définitoire
Concile de Vienne (1311-1312) — Décret 29 sur l'usure
Le concile déclare que celui qui affirme avec opiniâtreté que la pratique de l'usure n'est pas un péché doit être puni comme hérétique.Ouvrir la source officielleSource normative authentique
Benoît XIV, encyclique Vix Pervenit
Benoît XIV enseigne que l'usure prend sa place propre dans le contrat de prêt, lorsque le prêteur exige un gain au-delà du capital en raison du prêt lui-même. Il précise que le caractère usuraire n'est pas supprimé par la modération du gain ni par la richesse de l'emprunteur.Ouvrir la source officielleSource normative authentique
Benoît XIV, encyclique Vix Pervenit
Benoît XIV reconnaît que des titres justes, non intrinsèques à la nature du prêt, peuvent parfois fonder une demande au-delà du capital. Il distingue aussi les contrats d'une nature réellement différente du prêt.Ouvrir la source officielleSource normative authentique
Cinquième concile du Latran (1515) — Inter multiplices sur les monts de piété
Le concile expose l'usure comme un gain tiré d'une chose qui ne produit rien, sans travail, frais ou risque. Il approuve les monts de piété lorsqu'une somme modérée ne sert qu'à couvrir les frais nécessaires et ne produit aucun profit.Ouvrir la source officielleSource explicative officielle
Catéchisme de l'Église catholique — Troisième partie, la vie dans le Christ
Le Catéchisme enseigne que les pratiques usuraires et avides qui conduisent les frères humains à la faim et à la mort constituent un homicide indirect imputable.Ouvrir la source officielleLimites
Erreurs contraires
Hérésies, erreurs doctrinales, confusions fréquentes et formulations à éviter.
- erreur doctrinale
Nier que l'usure soit un péché.
Cette position contredit directement le décret du concile de Vienne, qui traite l'affirmation opiniâtre contraire comme une erreur à poursuivre au titre de l'hérésie. - confusion fréquente
Assimiler tout intérêt ou toute rémunération financière à l'usure.
Vix Pervenit et le Cinquième concile du Latran distinguent le gain usuraire exigé en raison du prêt lui-même des titres justes, des frais réels et des contrats d'une autre nature. - erreur doctrinale
Tenir pour licite un profit usuraire au motif qu'il serait modéré.
Benoît XIV précise que la petitesse du gain ou la richesse de l'emprunteur ne suffisent pas à supprimer le caractère usuraire d'un gain exigé en raison du prêt lui-même.