Intention du ministre
L’intention minimale du ministre dans la célébration valide des sacrements
Le ministre d’un sacrement doit avoir au moins l’intention de faire ce que fait l’Église. Le concile de Trente a condamné la négation de cette exigence pour ceux qui accomplissent et confèrent les sacrements. Cette intention n’exige pas une foi personnelle parfaite ni la sainteté morale du ministre, mais elle doit être compatible avec l’action sacramentelle de l’Église et se manifeste normalement par l’usage de la matière, de la forme et du rite établis.
- FamilleMagistère infaillible
- StatutFoi divine et catholique
- Sources5
Qualification
Statut magistériel
- Famille
- Magistère infaillible
- Niveau
- Foi divine et catholique
- Source-clé
- Concile de Trente, septième session, Décret sur les sacrements, Trente, Sess. VII, Decretum de sacramentis, can. 11, DH 1611
Thèse
Thèse doctrinale
Formule courte
Le ministre doit vouloir faire au moins ce que fait l’Église.
Pour conférer validement un sacrement, le ministre doit avoir au moins l’intention de faire ce que fait l’Église.
Énoncé
Affirmations
Pour qu’un sacrement soit validement conféré, le ministre doit avoir au moins l’intention de faire ce que fait l’Église.
définition · certainL’intention requise ne se confond pas avec la foi personnelle parfaite ni avec la sainteté morale du ministre.
explication autoritative · certainL’intention du ministre est liée à la matière et à la forme du sacrement et se manifeste normalement par l’observance du rite établi par l’Église.
explication autoritative · certainDans le cas du baptême en nécessité, toute personne peut baptiser si elle emploie la formule baptismale trinitaire et possède l’intention de faire ce que fait l’Église en baptisant.
explication autoritative · certain
Preuve
Sources principales
Preuve du statut
Source normative définitoire
Concile de Trente, septième session, Décret sur les sacrements
Le canon condamne celui qui affirme que, chez les ministres lorsqu’ils accomplissent et confèrent les sacrements, l’intention au moins de faire ce que fait l’Église n’est pas requise.Ouvrir la source officielleContenu doctrinal
Source normative définitoire
Concile de Trente, septième session, Décret sur les sacrements
Le canon condamne celui qui affirme que, chez les ministres lorsqu’ils accomplissent et confèrent les sacrements, l’intention au moins de faire ce que fait l’Église n’est pas requise.Ouvrir la source officielleSource normative authentique
Concile de Florence — Bulle Exsultate Deo pour les Arméniens
Le passage présente les sacrements comme requérant la matière, la forme et la personne du ministre qui confère le sacrement avec l’intention de faire ce que fait l’Église. Il indique que le sacrement n’est pas accompli si l’un de ces éléments manque.Ouvrir la source officielleSource explicative officielle
Catéchisme de l’Église catholique, économie sacramentelle
Dès lors qu’un sacrement est célébré conformément à l’intention de l’Église, la puissance du Christ et de son Esprit agit en lui et par lui, indépendamment de la sainteté personnelle du ministre.Ouvrir la source officielleSource normative authentique
Dicastère pour la Doctrine de la Foi, Gestis Verbisque
Le ministre doit en effet avoir « l’intention de faire au moins ce que fait l’Église », faisant de l’action sacramentelle un acte vraiment humain et un acte pleinement ecclésial.Ouvrir la source officielleSource normative authentique
Dicastère pour la Doctrine de la Foi, Gestis Verbisque
L’intention du ministre tend à se manifester extérieurement à travers l’observance du rite établi par l’Église. Une altération grave des éléments essentiels peut introduire un doute sur l’intention réelle du ministre.Ouvrir la source officielleSource explicative officielle
Catéchisme de l’Église catholique, le ministre du baptême
En cas de nécessité, toute personne, même non baptisée, ayant l’intention requise, peut baptiser, en appliquant la formule baptismale trinitaire. L’intention requise, c’est de vouloir faire ce que fait l’Église en baptisant.Ouvrir la source officielleLimites
Erreurs contraires
Hérésies, erreurs doctrinales, confusions fréquentes et formulations à éviter.
- hérésie
Nier que l’intention de faire ce que fait l’Église soit requise chez le ministre.
Cette négation contredit directement le canon 11 de la session VII du concile de Trente, qui condamne l’affirmation contraire. - confusion fréquente
Réduire le sacrement à un automatisme matériel sans intention humaine et ecclésiale.
L’intention requise fait de l’action sacramentelle un acte humain et ecclésial. Elle empêche de comprendre le sacrement comme un mécanisme détaché de l’action de l’Église. - confusion fréquente
Confondre l’intention requise avec la foi personnelle parfaite ou la sainteté morale du ministre.
La validité ne dépend pas de la sainteté personnelle du ministre, pourvu que les éléments essentiels et l’intention requise soient présents. Cette distinction ne supprime pas les exigences spirituelles et morales du ministère. - formulation imprudente
Affirmer que le ministre peut modifier librement la matière ou la forme si son intention pastorale est bonne.
L’intention de faire ce que fait l’Église s’exprime normalement par l’usage de la matière et de la forme que l’Église a établies. Des altérations graves peuvent compromettre la validité du sacrement.