Impossibilité de l'autorédemption
L'homme déchu ne peut être justifié devant Dieu par ses propres forces sans la grâce du Christ
L'homme marqué par le péché ne peut pas revenir à Dieu, obtenir la justification ou atteindre le salut par ses seules forces, ses mérites naturels ou l'observance de la loi séparée de la grâce. Le concile de Trente définit que l'homme ne peut pas être justifié devant Dieu par ses propres œuvres sans la grâce divine par Jésus-Christ. La grâce prévenante suscite le mouvement vers Dieu, et la justification est méritée par la Passion du Christ. Cette doctrine n'annule pas la liberté humaine, car l'homme peut accueillir ou refuser l'inspiration divine et coopérer librement à la grâce.
- FamilleMagistère infaillible
- StatutFoi divine et catholique
- Sources4
Qualification
Statut magistériel
- Famille
- Magistère infaillible
- Niveau
- Foi divine et catholique
- Source-clé
- Concile de Trente, Session VI, Décret sur la justification, Trente, Sess. VI, can. 1
Thèse
Thèse doctrinale
Formule courte
L'homme déchu ne se sauve pas par ses propres forces.
L'homme déchu ne peut pas se racheter ni être justifié devant Dieu par ses propres œuvres ou par les seules forces de sa nature, sans la grâce divine donnée par Jésus-Christ.
Énoncé
Affirmations
L'homme déchu ne peut pas être justifié devant Dieu par ses propres œuvres ou par les seules forces de sa nature, sans la grâce divine donnée par Jésus-Christ.
définition · certainLe concile de Trente propose la doctrine de la justification comme doctrine reçue du Christ, transmise par les apôtres et gardée par l'Église, en excluant l'enseignement contraire.
statut · certainChez l'adulte pécheur, le commencement du mouvement vers la justification procède de la grâce prévenante de Dieu par Jésus-Christ, non d'un mérite déjà acquis.
contenu · certainLa justification n'est pas un simple progrès moral produit par l'homme. Elle est méritée par la Passion du Christ et communiquée par la miséricorde de Dieu.
contenu · certainL'impossibilité de l'autorédemption n'abolit pas la liberté humaine. Sous la motion de la grâce, l'homme peut accueillir ou refuser l'inspiration divine et coopérer librement.
explication autoritative · certainLa vocation surnaturelle à la vie éternelle surpasse les forces de l'intelligence et de la volonté humaines, et même la préparation à recevoir la grâce est déjà une œuvre de la grâce.
explication autoritative · certain
Preuve
Sources principales
Preuve du statut
Source normative définitoire
Concile de Trente, Session VI, Décret sur la justification
Le canon condamne l'affirmation selon laquelle l'homme pourrait être justifié devant Dieu par ses œuvres, accomplies par les forces de la nature humaine ou par l'enseignement de la loi, sans la grâce divine venant par Jésus Christ.Ouvrir la source officielleSource normative définitoire
Concile de Trente, sixième session, Décret sur la justification
Le proème présente le décret comme une exposition de la doctrine vraie et saine de la justification, enseignée par le Christ, transmise par les apôtres et gardée par l'Église.Ouvrir la source officielleContenu doctrinal
Source normative définitoire
Concile de Trente, Session VI, Décret sur la justification
Le canon condamne l'affirmation selon laquelle l'homme pourrait être justifié devant Dieu par ses œuvres, accomplies par les forces de la nature humaine ou par l'enseignement de la loi, sans la grâce divine venant par Jésus Christ.Ouvrir la source officielleSource normative définitoire
Concile de Trente, Session VI, Décret sur la justification
Le passage affirme que la justification des adultes a son origine dans la grâce prévenante de Dieu, par laquelle ils sont appelés sans aucun mérite en eux, puis disposés à coopérer librement avec cette grâce.Ouvrir la source officielleSource explicative officielle
Catéchisme de l'Église catholique — Article 2, Grâce et justification
Le Catéchisme enseigne que la justification vient de la grâce de Dieu, que la vocation à la vie éternelle dépasse les forces humaines, et que la préparation à la grâce est déjà œuvre de la grâce.Ouvrir la source officielleSource normative définitoire
Concile de Trente, sixième session — Décret sur la justification
Le passage enseigne que la justification n’est pas seulement rémission des péchés, mais sanctification et rénovation intérieure. Il affirme que l’homme reçoit alors, avec la rémission des péchés, la foi, l’espérance et la charité infusées.Ouvrir la source officielleLimites
Erreurs contraires
Hérésies, erreurs doctrinales, confusions fréquentes et formulations à éviter.
- hérésie
Pélagianisme : attribuer à l'homme la capacité de parvenir au salut par ses forces naturelles sans la grâce du Christ.
Cette erreur contredit la définition de Trente selon laquelle l'homme ne peut pas être justifié par ses propres œuvres sans la grâce divine par Jésus-Christ. - erreur doctrinale
Semi-pélagianisme : faire dépendre le commencement du salut d'une initiative naturelle non prévenue par la grâce.
La doctrine affirme que le commencement de la justification vient de la grâce prévenante. La volonté coopère librement, mais elle n'est pas le premier principe autonome du retour à Dieu. - confusion fréquente
Confusion passive : croire que l'impossibilité de l'autorédemption supprime toute coopération libre de l'homme.
Trente affirme que l'homme ne peut se porter vers la justice sans la grâce, mais qu'il n'est pas purement passif lorsqu'il reçoit l'inspiration divine.