Corpus doctrinal

Doctrines

45 fiches

Catégorie

Index

Toutes
Dogme révélé32
Doctrine définitive3
Enseignement authentique non définitif8
Discipline ecclésiastique2
Dogme révélé

Identité des attributs divins et de l’essence

Les attributs divins sont réellement identiques à l’essence divine

Dieu n’est pas composé de parties, d’accidents ou de perfections ajoutées à son être. Les noms par lesquels la foi désigne sa sagesse, sa bonté, son éternité ou sa puissance expriment réellement Dieu, mais ils ne divisent pas en lui des réalités distinctes. Les conciles confessent Dieu comme absolument simple et affirment que, dans la vie divine, tout est un sauf l’opposition des relations personnelles.

  • StatutFoi divine et catholique
  • Sources3

Qualification

Statut magistériel

Voir la justification
Niveau
Foi divine et catholique
Source-clé
Concile de Florence, bulle Cantate Domino, Florence, Cantate Domino, Sess. XI, exposé trinitaire

Thèse

Thèse doctrinale

Formule courte

En Dieu, les perfections essentielles sont réellement identiques à l’essence divine.

Les perfections essentielles attribuées à Dieu ne sont pas des réalités réellement distinctes de son essence, car Dieu est absolument simple.

Énoncé

Affirmations

  1. Les attributs divins qui désignent les perfections essentielles de Dieu ne sont pas des réalités réellement distinctes de l’essence divine.

    définition · certain
  2. La simplicité absolue de Dieu exclut que sa sagesse, sa bonté, sa puissance ou son éternité soient des parties, des accidents ou des réalités ajoutées à son être.

    contenu · certain
  3. Dans le mystère trinitaire, la distinction réelle ne porte pas sur l’essence ou les perfections essentielles, mais sur les personnes divines selon leurs relations d’origine.

    explication autoritative · certain
  4. Les distinctions entre les noms divins restent nécessaires pour notre intelligence de la foi, mais elles ne correspondent pas à des compositions réelles en Dieu.

    note prudentielle · certain

Preuve

Sources principales

Preuve du statut

Source normative définitoire

Concile Vatican I, constitution dogmatique Dei Filius

Référence
Dei Filius, ch. 1
Ancre
dei-filius-ch-1-simplex
Vatican I confesse le Dieu unique et vivant comme infini en intelligence, en volonté et en toute perfection, et comme substance spirituelle unique, singulière, absolument simple et immuable.
Ouvrir la source officielle

Contenu doctrinal

Source normative définitoire

Concile Vatican I, constitution dogmatique Dei Filius

Référence
Dei Filius, ch. 1
Ancre
dei-filius-ch-1-simplex
Vatican I confesse le Dieu unique et vivant comme infini en intelligence, en volonté et en toute perfection, et comme substance spirituelle unique, singulière, absolument simple et immuable.
Ouvrir la source officielle

Source explicative officielle

Catéchisme de l'Église catholique, paragraphe 2 : Le Père

Référence
CEC 252-255
Ancre
cec-252-255
Le Catéchisme distingue substance, personne et relation. Il enseigne que les personnes divines ne se partagent pas l’unique divinité et reprend la formule selon laquelle tout est un en elles là où l’on ne rencontre pas l’opposition de relation.
Ouvrir la source officielle

Limites

Erreurs contraires

Hérésies, erreurs doctrinales, confusions fréquentes et formulations à éviter.

  • erreur doctrinale

    Affirmer une composition réelle en Dieu entre l’essence et les perfections essentielles.

    Une telle position ferait de Dieu un être composé de ce qu’il est et de qualités ajoutées. Elle contredit la confession conciliaire de Dieu comme absolument simple.
  • confusion fréquente

    Traiter la sagesse, la bonté ou la puissance divines comme des parties de Dieu.

    Les noms divins désignent réellement Dieu selon notre mode de connaître, mais ils ne découpent pas en Dieu des composantes distinctes.
  • confusion fréquente

    Conclure de l’unité des perfections divines que les personnes divines ne seraient pas réellement distinctes.

    La simplicité divine n’efface pas la distinction réelle du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Cette distinction relève des relations d’origine, non d’une division de l’essence.