Identité des attributs divins et de l’essence
Les attributs divins sont réellement identiques à l’essence divine
Dieu n’est pas composé de parties, d’accidents ou de perfections ajoutées à son être. Les noms par lesquels la foi désigne sa sagesse, sa bonté, son éternité ou sa puissance expriment réellement Dieu, mais ils ne divisent pas en lui des réalités distinctes. Les conciles confessent Dieu comme absolument simple et affirment que, dans la vie divine, tout est un sauf l’opposition des relations personnelles.
- StatutFoi divine et catholique
- Sources3
Qualification
Statut magistériel
- Niveau
- Foi divine et catholique
- Source-clé
- Concile de Florence, bulle Cantate Domino, Florence, Cantate Domino, Sess. XI, exposé trinitaire
Thèse
Thèse doctrinale
Formule courte
En Dieu, les perfections essentielles sont réellement identiques à l’essence divine.
Les perfections essentielles attribuées à Dieu ne sont pas des réalités réellement distinctes de son essence, car Dieu est absolument simple.
Énoncé
Affirmations
Les attributs divins qui désignent les perfections essentielles de Dieu ne sont pas des réalités réellement distinctes de l’essence divine.
définition · certainLa simplicité absolue de Dieu exclut que sa sagesse, sa bonté, sa puissance ou son éternité soient des parties, des accidents ou des réalités ajoutées à son être.
contenu · certainDans le mystère trinitaire, la distinction réelle ne porte pas sur l’essence ou les perfections essentielles, mais sur les personnes divines selon leurs relations d’origine.
explication autoritative · certainLes distinctions entre les noms divins restent nécessaires pour notre intelligence de la foi, mais elles ne correspondent pas à des compositions réelles en Dieu.
note prudentielle · certain
Preuve
Sources principales
Preuve du statut
Source normative définitoire
Concile de Florence, bulle Cantate Domino
Le concile affirme qu’il y a dans les trois personnes une seule substance, une seule essence, une seule nature, une seule divinité, une seule immensité et une seule éternité. Tout est un là où ne s’oppose pas la relation.Ouvrir la source officielleSource normative définitoire
Concile Vatican I, constitution dogmatique Dei Filius
Vatican I confesse le Dieu unique et vivant comme infini en intelligence, en volonté et en toute perfection, et comme substance spirituelle unique, singulière, absolument simple et immuable.Ouvrir la source officielleContenu doctrinal
Source normative définitoire
Concile de Florence, bulle Cantate Domino
Le concile affirme qu’il y a dans les trois personnes une seule substance, une seule essence, une seule nature, une seule divinité, une seule immensité et une seule éternité. Tout est un là où ne s’oppose pas la relation.Ouvrir la source officielleSource normative définitoire
Concile Vatican I, constitution dogmatique Dei Filius
Vatican I confesse le Dieu unique et vivant comme infini en intelligence, en volonté et en toute perfection, et comme substance spirituelle unique, singulière, absolument simple et immuable.Ouvrir la source officielleSource explicative officielle
Catéchisme de l'Église catholique, paragraphe 2 : Le Père
Le Catéchisme distingue substance, personne et relation. Il enseigne que les personnes divines ne se partagent pas l’unique divinité et reprend la formule selon laquelle tout est un en elles là où l’on ne rencontre pas l’opposition de relation.Ouvrir la source officielleLimites
Erreurs contraires
Hérésies, erreurs doctrinales, confusions fréquentes et formulations à éviter.
- erreur doctrinale
Affirmer une composition réelle en Dieu entre l’essence et les perfections essentielles.
Une telle position ferait de Dieu un être composé de ce qu’il est et de qualités ajoutées. Elle contredit la confession conciliaire de Dieu comme absolument simple. - confusion fréquente
Traiter la sagesse, la bonté ou la puissance divines comme des parties de Dieu.
Les noms divins désignent réellement Dieu selon notre mode de connaître, mais ils ne découpent pas en Dieu des composantes distinctes. - confusion fréquente
Conclure de l’unité des perfections divines que les personnes divines ne seraient pas réellement distinctes.
La simplicité divine n’efface pas la distinction réelle du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Cette distinction relève des relations d’origine, non d’une division de l’essence.