Grâce propre de l’onction des malades
La grâce propre du sacrement de l’onction des malades
Le concile de Trente enseigne que la réalité et l’effet de l’onction des malades est la grâce de l’Esprit Saint. Cette grâce soulage et fortifie l’âme du malade, efface les fautes encore à expier et les restes du péché, renouvelle la confiance en la miséricorde divine et soutient contre les tentations liées à la maladie et à l’approche de la mort. La santé corporelle peut être donnée si elle convient au salut de l’âme, mais elle n’est pas un effet automatique du sacrement.
- FamilleMagistère infaillible
- StatutFoi divine et catholique
- Sources4
Qualification
Statut magistériel
- Famille
- Magistère infaillible
- Niveau
- Foi divine et catholique
- Source-clé
- Concile de Trente — Session XIV, Doctrine et canons sur l’extrême-onction, Trente, Sess. XIV, De extrema unctione, ch. 2, DS 1696
Thèse
Thèse doctrinale
Formule courte
L’onction des malades confère une grâce de l’Esprit Saint pour soulager et fortifier le malade.
L’onction des malades confère au malade une grâce de l’Esprit Saint qui efface les fautes encore à expier, soulage et fortifie l’âme, renouvelle la confiance en Dieu, soutient contre les tentations et peut obtenir la santé du corps si cela convient au salut de l’âme.
Énoncé
Affirmations
L’onction des malades confère une grâce de l’Esprit Saint qui soulage et fortifie l’âme du malade.
définition · certainCette grâce efface les fautes encore à expier et les restes du péché, selon l’état du sujet et l’économie du sacrement.
contenu · certainLa grâce première de ce sacrement est une grâce de réconfort, de paix et de courage pour traverser les difficultés propres à la maladie grave ou à la fragilité de la vieillesse.
explication autoritative · certainLe sacrement peut obtenir la santé corporelle lorsque cela convient au salut de l’âme.
explication autoritative · certainPar la grâce de ce sacrement, le malade reçoit la force de s’unir plus intimement à la Passion du Christ.
explication autoritative · certainLa formule sacramentelle romaine révisée exprime explicitement la grâce de l’Esprit Saint, la libération des péchés, le salut et le relèvement du malade.
explication autoritative · certain
Preuve
Sources principales
Preuve du statut
Source normative définitoire
Concile de Trente — Session XIV, Doctrine et canons sur l’extrême-onction
Le concile enseigne que la réalité et l’effet du sacrement sont la grâce de l’Esprit Saint. Cette onction efface les fautes encore à expier et les restes du péché, soulage et fortifie l’âme du malade, suscite la confiance en la miséricorde divine, aide à supporter la maladie et peut rendre la santé du corps si cela convient au salut de l’âme.Ouvrir la source officielleSource normative définitoire
Concile de Trente — Session XIV, Doctrine et canons sur l’extrême-onction
Le canon condamne l’affirmation selon laquelle l’onction sacrée des malades ne conférerait pas la grâce, ne remettrait pas les péchés ou ne soulagerait pas les malades, ou aurait cessé comme si elle avait seulement été une grâce de guérisons anciennes.Ouvrir la source officielleContenu doctrinal
Source normative définitoire
Concile de Trente — Session XIV, Doctrine et canons sur l’extrême-onction
Le concile enseigne que la réalité et l’effet du sacrement sont la grâce de l’Esprit Saint. Cette onction efface les fautes encore à expier et les restes du péché, soulage et fortifie l’âme du malade, suscite la confiance en la miséricorde divine, aide à supporter la maladie et peut rendre la santé du corps si cela convient au salut de l’âme.Ouvrir la source officielleSource normative définitoire
Concile de Trente — Session XIV, Doctrine et canons sur l’extrême-onction
Le canon condamne l’affirmation selon laquelle l’onction sacrée des malades ne conférerait pas la grâce, ne remettrait pas les péchés ou ne soulagerait pas les malades, ou aurait cessé comme si elle avait seulement été une grâce de guérisons anciennes.Ouvrir la source officielleSource explicative officielle
Catéchisme de l’Église catholique — L’Onction des malades
Le Catéchisme décrit la grâce première de ce sacrement comme réconfort, paix et courage. Il l’identifie comme un don du Saint-Esprit qui renouvelle la confiance et la foi en Dieu, fortifie contre les tentations et peut conduire à la guérison de l’âme et du corps selon la volonté de Dieu.Ouvrir la source officielleSource normative authentique
Concile de Florence — Bulle Exsultate Deo pour les Arméniens
Le décret pour les Arméniens décrit l’effet de l’extrême-onction comme la guérison de l’âme et, si cela convient, du corps.Ouvrir la source officielleSource explicative officielle
Catéchisme de l’Église catholique — L’Onction des malades
Le Catéchisme explique que le malade reçoit par la grâce de ce sacrement la force et le don de s’unir plus intimement à la Passion du Christ.Ouvrir la source officielleSource normative authentique
Paul VI, Constitution apostolique Sacram Unctionem Infirmorum
Paul VI fixe la formule latine du rite romain révisé, qui demande que le Seigneur aide le malade par la grâce de l’Esprit Saint, le sauve et le relève après l’avoir libéré des péchés.Ouvrir la source officielleLimites
Erreurs contraires
Hérésies, erreurs doctrinales, confusions fréquentes et formulations à éviter.
- hérésie
Nier que l’onction des malades confère la grâce.
Cette négation contredit directement le canon de Trente qui condamne l’affirmation selon laquelle l’onction sacrée des malades ne conférerait pas la grâce, ne remettrait pas les péchés ou ne soulagerait pas les malades. - confusion fréquente
Attendre de l’onction une guérison corporelle automatique.
La tradition magistérielle affirme que la santé corporelle peut être donnée si elle convient au salut de l’âme. Elle ne présente pas la guérison physique comme un effet garanti. - confusion fréquente
Réduire l’onction à un rite réservé aux seuls agonisants.
Le sacrement a une portée propre pour les fidèles éprouvés par une maladie grave ou par la fragilité de la vieillesse. Il accompagne spécialement l’approche de la mort, mais il ne s’y réduit pas.