Grâce prévenante
La grâce de Dieu prévient et rend possible la réponse libre de l’homme à la justification
Le concile de Trente enseigne que, chez les adultes, le commencement de la justification procède de la grâce prévenante de Dieu par Jésus-Christ. L’homme ne peut pas croire, espérer, aimer ou se repentir comme il faut en vue de la justification sans l’inspiration et l’aide du Saint-Esprit. Cette priorité de la grâce ne supprime pas la liberté, car l’homme est touché et aidé par Dieu pour coopérer librement, avec la possibilité de refuser. Le Catéchisme synthétise cette doctrine en affirmant que la préparation de l’homme à l’accueil de la grâce est déjà une œuvre de la grâce.
- FamilleMagistère infaillible
- StatutFoi divine et catholique
- Sources3
Qualification
Statut magistériel
- Famille
- Magistère infaillible
- Niveau
- Foi divine et catholique
- Source-clé
- Concile de Trente, sixième session, Décret sur la justification, Trente, Sess. VI, can. 3
Thèse
Thèse doctrinale
Formule courte
La grâce de Dieu prévient, prépare et suscite la réponse libre de l’homme.
Dans l’ordre de la justification, la grâce de Dieu précède tout mérite humain et suscite le commencement même de la foi, de la conversion et de la coopération libre.
Énoncé
Affirmations
La grâce de Dieu par Jésus-Christ est première dans le commencement de la justification de l’adulte. Cette initiative ne repose sur aucun mérite antérieur de l’homme.
définition · certainL’homme ne peut croire, espérer, aimer ou se repentir comme il faut en vue de recevoir la grâce de la justification sans l’inspiration prévenante et l’aide du Saint-Esprit.
définition · certainLa grâce prévenante ne rend pas l’homme purement passif. Elle touche et éclaire le cœur, et l’homme peut librement consentir, coopérer ou refuser.
explication autoritative · certainLe concile d’Orange II avait déjà formulé, contre le semi-pélagianisme, que le commencement de la foi et l’orientation vers le salut sont des dons de la grâce et non des ressources naturelles autonomes.
contexte historique · probableLe Catéchisme enseigne que la préparation à l’accueil de la grâce est elle-même une œuvre de la grâce, nécessaire pour susciter et soutenir la collaboration de l’homme à la justification et à la sanctification.
explication autoritative · certain
Preuve
Sources principales
Preuve du statut
Source normative définitoire
Concile de Trente, sixième session, Décret sur la justification
Le canon condamne l’affirmation selon laquelle l’homme pourrait croire, espérer, aimer ou se repentir comme il faut en vue de recevoir la grâce de la justification sans l’inspiration prévenante du Saint-Esprit et sans son aide.Ouvrir la source officielleContenu doctrinal
Source normative définitoire
Concile de Trente, sixième session, Décret sur la justification
Le canon condamne l’affirmation selon laquelle l’homme pourrait croire, espérer, aimer ou se repentir comme il faut en vue de recevoir la grâce de la justification sans l’inspiration prévenante du Saint-Esprit et sans son aide.Ouvrir la source officielleSource normative définitoire
Concile de Trente, sixième session, Décret sur la justification
Le chapitre affirme que, chez les adultes, le commencement de la justification procède de la grâce prévenante de Dieu par Jésus-Christ, que les hommes sont appelés sans mérites antérieurs, puis disposés à se convertir en consentant et coopérant librement à cette grâce.Ouvrir la source officielleSource secondaire
Concile d’Orange II (529) — canons, édition EWTN
Les canons affirment que le commencement de la foi, le consentement à l’Évangile et tout bon mouvement vers le salut requièrent l’illumination et l’inspiration du Saint-Esprit. La conclusion confesse que Dieu inspire d’abord la foi et l’amour sans œuvres bonnes antérieures.Ouvrir la source officielleSource explicative officielle
Catéchisme de l'Église catholique — Article 2, Grâce et justification
La préparation de l’homme à l’accueil de la grâce est déjà une œuvre de la grâce. Celle-ci est nécessaire pour susciter et soutenir notre collaboration à la justification par la foi et à la sanctification par la charité.Ouvrir la source officielleLimites
Erreurs contraires
Hérésies, erreurs doctrinales, confusions fréquentes et formulations à éviter.
- hérésie
Semi-pélagianisme : attribuer à la nature ou à la seule volonté humaine le commencement de la foi ou de la conversion.
Cette position rend la grâce seconde par rapport à une initiative naturelle salvifique. Elle contredit les condamnations d’Orange II et la définition de Trente sur la nécessité de l’inspiration prévenante et de l’aide du Saint-Esprit. - erreur doctrinale
Mériter la grâce première par des œuvres antérieures.
La grâce première, à l’origine de la conversion et de la justification, ne peut pas être due à des mérites antérieurs. Les mérites chrétiens supposent déjà la grâce. - confusion fréquente
Présenter l’homme comme purement passif sous la grâce.
Trente affirme aussi que l’homme, touché par Dieu, peut consentir et coopérer librement, et qu’il peut refuser l’inspiration reçue.