Corpus doctrinal

Doctrines

149 fiches

Catégorie

Index

Toutes
Dogme révélé127
Doctrine définitive7
Enseignement authentique non définitif12
Discipline ecclésiastique2
Opinion théologique1
Dogme révélé

Grâce prévenante

La grâce de Dieu prévient et rend possible la réponse libre de l’homme à la justification

Le concile de Trente enseigne que, chez les adultes, le commencement de la justification procède de la grâce prévenante de Dieu par Jésus-Christ. L’homme ne peut pas croire, espérer, aimer ou se repentir comme il faut en vue de la justification sans l’inspiration et l’aide du Saint-Esprit. Cette priorité de la grâce ne supprime pas la liberté, car l’homme est touché et aidé par Dieu pour coopérer librement, avec la possibilité de refuser. Le Catéchisme synthétise cette doctrine en affirmant que la préparation de l’homme à l’accueil de la grâce est déjà une œuvre de la grâce.

  • FamilleMagistère infaillible
  • StatutFoi divine et catholique
  • Sources3

Qualification

Statut magistériel

Voir la justification
Famille
Magistère infaillible
Niveau
Foi divine et catholique
Source-clé
Concile de Trente, sixième session, Décret sur la justification, Trente, Sess. VI, can. 3

Thèse

Thèse doctrinale

Formule courte

La grâce de Dieu prévient, prépare et suscite la réponse libre de l’homme.

Dans l’ordre de la justification, la grâce de Dieu précède tout mérite humain et suscite le commencement même de la foi, de la conversion et de la coopération libre.

Énoncé

Affirmations

  1. La grâce de Dieu par Jésus-Christ est première dans le commencement de la justification de l’adulte. Cette initiative ne repose sur aucun mérite antérieur de l’homme.

    définition · certain
  2. L’homme ne peut croire, espérer, aimer ou se repentir comme il faut en vue de recevoir la grâce de la justification sans l’inspiration prévenante et l’aide du Saint-Esprit.

    définition · certain
  3. La grâce prévenante ne rend pas l’homme purement passif. Elle touche et éclaire le cœur, et l’homme peut librement consentir, coopérer ou refuser.

    explication autoritative · certain
  4. Le concile d’Orange II avait déjà formulé, contre le semi-pélagianisme, que le commencement de la foi et l’orientation vers le salut sont des dons de la grâce et non des ressources naturelles autonomes.

    contexte historique · probable
  5. Le Catéchisme enseigne que la préparation à l’accueil de la grâce est elle-même une œuvre de la grâce, nécessaire pour susciter et soutenir la collaboration de l’homme à la justification et à la sanctification.

    explication autoritative · certain

Preuve

Sources principales

Preuve du statut

Contenu doctrinal

Source normative définitoire

Concile de Trente, sixième session, Décret sur la justification

Référence
Trente, Sess. VI, ch. 5
Ancre
trent-sess-vi-ch5
Le chapitre affirme que, chez les adultes, le commencement de la justification procède de la grâce prévenante de Dieu par Jésus-Christ, que les hommes sont appelés sans mérites antérieurs, puis disposés à se convertir en consentant et coopérant librement à cette grâce.
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Source secondaire

Concile d’Orange II (529) — canons, édition EWTN

Référence
Orange II 529, can. 5, can. 7 et conclusion
Ancre
orange-ii-can5-can7-conclusion
Les canons affirment que le commencement de la foi, le consentement à l’Évangile et tout bon mouvement vers le salut requièrent l’illumination et l’inspiration du Saint-Esprit. La conclusion confesse que Dieu inspire d’abord la foi et l’amour sans œuvres bonnes antérieures.
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Source explicative officielle

Catéchisme de l'Église catholique — Article 2, Grâce et justification

Référence
CEC 2001
Ancre
cec-2001
La préparation de l’homme à l’accueil de la grâce est déjà une œuvre de la grâce. Celle-ci est nécessaire pour susciter et soutenir notre collaboration à la justification par la foi et à la sanctification par la charité.
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Limites

Erreurs contraires

Hérésies, erreurs doctrinales, confusions fréquentes et formulations à éviter.

  • hérésie

    Semi-pélagianisme : attribuer à la nature ou à la seule volonté humaine le commencement de la foi ou de la conversion.

    Cette position rend la grâce seconde par rapport à une initiative naturelle salvifique. Elle contredit les condamnations d’Orange II et la définition de Trente sur la nécessité de l’inspiration prévenante et de l’aide du Saint-Esprit.
  • erreur doctrinale

    Mériter la grâce première par des œuvres antérieures.

    La grâce première, à l’origine de la conversion et de la justification, ne peut pas être due à des mérites antérieurs. Les mérites chrétiens supposent déjà la grâce.
  • confusion fréquente

    Présenter l’homme comme purement passif sous la grâce.

    Trente affirme aussi que l’homme, touché par Dieu, peut consentir et coopérer librement, et qu’il peut refuser l’inspiration reçue.