Condamnation de l’esclavage
L’esclavage est une offense grave à la dignité humaine
Le magistère catholique condamne l’esclavage comme une atteinte grave à la dignité humaine. Grégoire XVI a condamné le fait de réduire des personnes en esclavage et le commerce inhumain des esclaves. Vatican II range l’esclavage parmi les pratiques infâmes qui offensent la dignité de l’homme et déshonorent le Créateur. Veritatis Splendor le cite dans le contexte des actes intrinsèquement mauvais, et le Catéchisme interdit les entreprises qui conduisent à acheter, vendre ou échanger des êtres humains comme des marchandises.
- StatutSoumission religieuse de l’intelligence et de la volonté
- Sources4
Qualification
Statut magistériel
- Niveau
- Soumission religieuse de l’intelligence et de la volonté
- Source-clé
- Concile Vatican II, constitution pastorale Gaudium et spes, GS §27
Thèse
Thèse doctrinale
Formule courte
L’esclavage est contraire à la dignité de la personne humaine.
L’esclavage, qui asservit des êtres humains et les traite comme des marchandises ou des instruments de profit, est moralement condamné par l’enseignement authentique de l’Église.
Énoncé
Affirmations
L’esclavage qui réduit des personnes à une valeur d’usage, de profit ou de marchandise est moralement condamné comme offense à la dignité humaine.
définition · certainLe concile Vatican II range explicitement l’esclavage parmi les pratiques qui offensent la dignité de l’homme, corrompent la civilisation et déshonorent le Créateur.
explication autoritative · certainVeritatis Splendor rattache cette condamnation au cadre doctrinal des actes intrinsèquement mauvais, c’est-à-dire des actes qui, par leur objet, contredisent radicalement le bien de la personne créée à l’image de Dieu.
explication autoritative · certainL’enseignement pontifical antérieur a condamné le fait de réduire des peuples en esclavage et le commerce inhumain des personnes asservies, notamment dans In Supremo Apostolatus.
contexte historique · certain
Preuve
Sources principales
Preuve du statut
Source normative authentique
Concile Vatican II, constitution pastorale Gaudium et spes
Le concile énumère l’esclavage parmi les offenses à la dignité humaine et affirme que ces pratiques sont infâmes, corrompent la civilisation et insultent gravement l’honneur du Créateur.Ouvrir la source officielleSource normative authentique
Jean-Paul II, Veritatis Splendor
Jean-Paul II enseigne qu’il existe des actes intrinsèquement mauvais en raison de leur objet, puis reprend l’esclavage dans la liste conciliaire des offenses graves à la dignité humaine.Ouvrir la source officielleContenu doctrinal
Source normative authentique
Concile Vatican II, constitution pastorale Gaudium et spes
Le concile énumère l’esclavage parmi les offenses à la dignité humaine et affirme que ces pratiques sont infâmes, corrompent la civilisation et insultent gravement l’honneur du Créateur.Ouvrir la source officielleSource normative authentique
Jean-Paul II, Veritatis Splendor
Jean-Paul II enseigne qu’il existe des actes intrinsèquement mauvais en raison de leur objet, puis reprend l’esclavage dans la liste conciliaire des offenses graves à la dignité humaine.Ouvrir la source officielleSource explicative officielle
Catechism of the Catholic Church, Article 7, The Seventh Commandment
Le Catéchisme enseigne que le septième commandement interdit les actes ou entreprises qui asservissent des êtres humains, les achètent, les vendent ou les échangent comme des marchandises.Ouvrir la source officielleSource normative authentique
Grégoire XVI, In Supremo Apostolatus fastigio
Grégoire XVI avertit les fidèles de ne pas réduire quiconque en esclavage et condamne le commerce inhumain par lequel des Noirs sont achetés et vendus comme s’ils n’étaient pas des hommes.Ouvrir la source officielleLimites
Erreurs contraires
Hérésies, erreurs doctrinales, confusions fréquentes et formulations à éviter.
- erreur doctrinale
Justifier l’achat, la vente ou l’échange d’êtres humains comme des marchandises.
Une telle position contredit l’enseignement qui rattache l’asservissement, l’achat, la vente et l’échange des êtres humains à un péché contre leur dignité et leurs droits fondamentaux. - confusion fréquente
Réduire la condamnation de l’esclavage aux seuls mauvais traitements infligés aux personnes asservies.
Les sources récentes visent aussi l’asservissement et la marchandisation des personnes, et non seulement la cruauté accidentelle d’un maître. - confusion fréquente
Confondre les exhortations bibliques adressées à des situations sociales existantes avec une approbation morale de l’esclavage marchand.
Les exhortations pastorales à des personnes vivant dans des structures sociales anciennes ne suffisent pas à légitimer l’asservissement de personnes contre leur dignité. Le Catéchisme renvoie au traitement du frère en Christ pour exclure la réduction de la personne à une marchandise.