Effets du baptême
Le baptême remet les péchés, régénère dans l'Esprit et imprime un caractère indélébile
Le baptême, validement conféré, n'est pas seulement un rite extérieur. Il remet réellement le péché originel et, chez l'adulte, les péchés personnels avec les peines du péché. Il fait entrer dans la vie nouvelle de la grâce, incorpore au Christ et à son Église, et imprime une marque spirituelle indélébile qui interdit de le réitérer. Après le baptême demeurent certaines conséquences temporelles du péché, notamment la concupiscence, mais elles ne sont pas une culpabilité de péché chez celui qui résiste par la grâce.
- FamilleMagistère infaillible
- StatutFoi divine et catholique
- Sources4
Qualification
Statut magistériel
- Famille
- Magistère infaillible
- Niveau
- Foi divine et catholique
- Source-clé
- Concile de Florence, Décret pour les Arméniens Exultate Deo, Florence, Décret pour les Arméniens, Exultate Deo, DS 1316
Thèse
Thèse doctrinale
Formule courte
Le baptême remet les péchés, fait renaître dans l'Esprit et marque pour toujours.
Le baptême validement reçu remet les péchés et leurs peines, communique la grâce de la régénération, incorpore au Christ et imprime un caractère spirituel indélébile.
Énoncé
Affirmations
Le baptême validement reçu remet toute faute originelle et actuelle et toute peine due à cette faute, en appliquant la grâce du Christ.
définition · certainLe baptême ne remet pas seulement la faute. Il communique la grâce de la justification et fait du baptisé une créature nouvelle, enfant adoptif de Dieu, membre du Christ et temple de l'Esprit Saint.
explication autoritative · certainLe baptême incorpore à l'Église, Corps du Christ, et fonde les droits, devoirs et responsabilités propres au baptisé.
explication autoritative · certainLe baptême imprime dans l'âme un caractère spirituel indélébile, de sorte qu'un baptême validement conféré ne peut pas être réitéré.
définition · certainLa concupiscence et certaines conséquences temporelles du péché peuvent demeurer après le baptême, sans constituer une culpabilité de péché chez les régénérés qui n'y consentent pas.
explication · certainLes effets baptismaux ne doivent pas être réduits à un symbole extérieur ou à une simple profession de foi, car les sacrements de la Loi nouvelle confèrent la grâce qu'ils signifient à ceux qui ne mettent pas obstacle.
statut · certain
Preuve
Sources principales
Preuve du statut
Source normative définitoire
Concile de Florence, Décret pour les Arméniens Exultate Deo
Le décret présente le baptême comme la porte de la vie spirituelle. Il affirme que son effet est la rémission de toute faute originelle et actuelle, ainsi que de toute peine due à cette faute.Ouvrir la source officielleSource normative définitoire
Concile de Trente, Session V, Décret sur le péché originel
Le canon condamne la négation selon laquelle la grâce du Christ conférée dans le baptême remet la culpabilité du péché originel. Il affirme que ce qui a proprement raison de péché est enlevé et que la concupiscence qui demeure n'est pas péché proprement dit chez les régénérés.Ouvrir la source officielleSource normative définitoire
Concile de Trente, septième session, Décret sur les sacrements
Le canon condamne la négation du caractère imprimé dans l'âme par le baptême, la confirmation et l'ordre. Il décrit ce caractère comme une marque spirituelle indélébile qui empêche la réitération.Ouvrir la source officielleSource normative définitoire
Concile de Trente, septième session, Décret sur les sacrements
Les canons excluent que les sacrements de la Loi nouvelle soient de simples signes extérieurs. Ils enseignent qu'ils contiennent et confèrent la grâce qu'ils signifient à ceux qui ne mettent pas obstacle.Ouvrir la source officielleContenu doctrinal
Source normative définitoire
Concile de Florence, Décret pour les Arméniens Exultate Deo
Le décret présente le baptême comme la porte de la vie spirituelle. Il affirme que son effet est la rémission de toute faute originelle et actuelle, ainsi que de toute peine due à cette faute.Ouvrir la source officielleSource normative définitoire
Concile de Trente, Session V, Décret sur le péché originel
Le canon condamne la négation selon laquelle la grâce du Christ conférée dans le baptême remet la culpabilité du péché originel. Il affirme que ce qui a proprement raison de péché est enlevé et que la concupiscence qui demeure n'est pas péché proprement dit chez les régénérés.Ouvrir la source officielleSource normative définitoire
Concile de Trente, septième session, Décret sur les sacrements
Le canon condamne la négation du caractère imprimé dans l'âme par le baptême, la confirmation et l'ordre. Il décrit ce caractère comme une marque spirituelle indélébile qui empêche la réitération.Ouvrir la source officielleSource normative définitoire
Concile de Trente, septième session, Décret sur les sacrements
Les canons excluent que les sacrements de la Loi nouvelle soient de simples signes extérieurs. Ils enseignent qu'ils contiennent et confèrent la grâce qu'ils signifient à ceux qui ne mettent pas obstacle.Ouvrir la source officielleSource explicative officielle
Catéchisme de l'Église catholique, article sur le sacrement du baptême
Les deux effets principaux sont la purification des péchés et la nouvelle naissance dans l'Esprit Saint. Le Catéchisme expose aussi la grâce de justification, l'incorporation à l'Église et la marque spirituelle indélébile.Ouvrir la source officielleLimites
Erreurs contraires
Hérésies, erreurs doctrinales, confusions fréquentes et formulations à éviter.
- hérésie
Nier que le baptême remette réellement le péché originel.
Cette négation contredit le canon de Trente selon lequel la grâce du Christ conférée dans le baptême remet la culpabilité du péché originel et enlève ce qui a proprement raison de péché. - erreur doctrinale
Réduire le baptême à un signe extérieur qui ne confère pas la grâce.
Trente exclut que les sacrements de la Loi nouvelle soient seulement des signes extérieurs ou des marques de profession chrétienne. Ils confèrent la grâce à ceux qui ne mettent pas obstacle. - confusion fréquente
Traiter la concupiscence restante comme une culpabilité de péché chez les baptisés.
La concupiscence demeure comme inclination au péché et matière de combat spirituel. Elle ne constitue pas une culpabilité de péché chez les régénérés qui n'y consentent pas. - erreur doctrinale
Réitérer un baptême validement conféré.
Le caractère indélébile imprimé par le baptême fonde l'impossibilité de le répéter lorsqu'il a été validement conféré.