Dieu permet le mal sans en être l’auteur
Dieu permet le mal moral sans en être l’auteur propre ni la cause morale
Le mal moral provient de la défection libre des créatures, non d’une production morale de Dieu. Le concile de Trente exclut l’idée que Dieu accomplisse les œuvres mauvaises proprement et par lui-même comme il accomplit les bonnes, tout en laissant place à la distinction de permission. Le Catéchisme formule cette doctrine en disant que Dieu n’est ni directement ni indirectement cause du mal moral. Il le permet sans l’approuver et sait en tirer un bien selon des voies souvent mystérieuses.
- StatutFoi divine et catholique
- Sources3
Qualification
Statut magistériel
- Niveau
- Foi divine et catholique
- Source-clé
- Concile de Trente, sixième session, Décret sur la justification, Trente, Sess. VI, can. 6
Thèse
Thèse doctrinale
Formule courte
Dieu permet le mal sans en être l’auteur moral.
Dieu n’est pas l’auteur moral du mal. Il peut le permettre sans l’approuver, en respectant la liberté créée et en sachant en tirer un bien.
Énoncé
Affirmations
Dieu n’est pas l’auteur propre des œuvres mauvaises et ne les produit pas moralement par lui-même.
définition · certainLe mal moral vient de la défection libre des créatures intelligentes, non d’une création mauvaise de Dieu.
contenu · certainDieu permet le mal moral sans l’approuver, parce qu’il respecte la liberté créée et sait mystérieusement en tirer un bien.
explication autoritative · certainLa permission divine du mal ne signifie pas que le mal devienne un bien ni que Dieu veuille le péché comme péché.
note prudentielle · certain
Preuve
Sources principales
Preuve du statut
Source normative définitoire
Concile de Trente, sixième session, Décret sur la justification
Le canon condamne l’affirmation selon laquelle Dieu produirait les œuvres mauvaises comme les bonnes, non seulement par permission, mais proprement et par lui-même, au point de faire de la trahison de Judas son œuvre propre comme la vocation de Paul.Ouvrir la source officielleSource normative définitoire
Concile du Latran IV (1215), constitution Firmiter credimus
Le concile affirme que le diable et les autres démons ont été créés bons par Dieu selon leur nature, mais sont devenus mauvais par eux-mêmes. Il ajoute que l’homme a péché à la suggestion du diable.Ouvrir la source officielleContenu doctrinal
Source normative définitoire
Concile de Trente, sixième session, Décret sur la justification
Le canon condamne l’affirmation selon laquelle Dieu produirait les œuvres mauvaises comme les bonnes, non seulement par permission, mais proprement et par lui-même, au point de faire de la trahison de Judas son œuvre propre comme la vocation de Paul.Ouvrir la source officielleSource normative définitoire
Concile du Latran IV (1215), constitution Firmiter credimus
Le concile affirme que le diable et les autres démons ont été créés bons par Dieu selon leur nature, mais sont devenus mauvais par eux-mêmes. Il ajoute que l’homme a péché à la suggestion du diable.Ouvrir la source officielleSource explicative officielle
Catéchisme de l'Église catholique, le Credo
Le Catéchisme affirme que Dieu n’est en aucune façon, ni directement ni indirectement, la cause du mal moral. Il le permet en respectant la liberté de sa créature et peut tirer un bien même d’un mal moral, sans que le mal devienne un bien.Ouvrir la source officielleLimites
Erreurs contraires
Hérésies, erreurs doctrinales, confusions fréquentes et formulations à éviter.
- hérésie
Attribuer à Dieu la production propre du péché.
Cette erreur contredit la condamnation de Trente, qui exclut que Dieu accomplisse les œuvres mauvaises proprement et par lui-même comme il accomplit les bonnes. - confusion fréquente
Confondre permission divine et approbation du mal.
Dieu peut permettre le mal dans sa providence, mais cette permission ne signifie pas qu’il approuve le mal ou qu’il soit moralement responsable du péché. - formulation imprudente
Dire que le mal devient bon parce que Dieu peut en tirer un bien.
La providence peut tirer un bien d’un mal, mais le mal moral demeure un désordre et ne devient pas bon en lui-même.