Concupiscence après le baptême
La concupiscence demeure après le baptême sans être un péché proprement dit chez les régénérés
Le concile de Trente enseigne que le baptême remet réellement la coulpe du péché originel. Il reconnaît pourtant que la concupiscence demeure dans les baptisés comme foyer de lutte. Cette inclination vient du péché et porte au péché, mais elle n'est pas un péché proprement dit chez les régénérés qui ne consentent pas et résistent par la grâce du Christ.
- StatutFoi divine et catholique
- Sources2
Qualification
Statut magistériel
- Niveau
- Foi divine et catholique
- Source-clé
- Concile de Trente, cinquième session, Décret sur le péché originel, Trente, Sess. V, can. 5
Thèse
Thèse doctrinale
Formule courte
La concupiscence demeure après le baptême, sans être péché proprement dit dans les régénérés.
Après le baptême, la concupiscence demeure comme inclination au péché et matière de combat, mais elle n'est pas un péché proprement dit dans les baptisés qui ne consentent pas.
Énoncé
Affirmations
La concupiscence demeure dans les baptisés après la rémission de la coulpe du péché originel, mais elle n'est pas un péché proprement dit chez les régénérés.
définition · certainCette distinction entre concupiscence restante et péché proprement dit relève d'une définition conciliaire du magistère extraordinaire.
statut · certainLa concupiscence est laissée pour le combat spirituel et ne nuit pas à ceux qui n'y consentent pas et résistent par la grâce du Christ.
explication autoritative · certainLa permanence de la concupiscence ne signifie pas que le baptême laisse subsister la coulpe du péché originel ou que le baptisé demeure en état de péché.
explication · certain
Preuve
Sources principales
Preuve du statut
Source normative définitoire
Concile de Trente, cinquième session, Décret sur le péché originel
Le concile affirme que la coulpe du péché originel est remise par la grâce du Christ conférée dans le baptême. Il reconnaît que la concupiscence demeure dans les baptisés comme matière de combat, sans nuire à ceux qui ne consentent pas et résistent par la grâce. Il déclare qu'elle n'est pas un péché proprement dit dans les personnes baptisées, mais qu'elle vient du péché et porte au péché.Ouvrir la source officielleSource normative définitoire
Concile de Trente, cinquième session, Décret sur le péché originel
Le décret se présente comme acte du saint concile de Trente, œcuménique et général, qui statue, professe et déclare sur le péché originel. Le canon cinquième anathématise l'opinion contraire sur la rémission de la coulpe et sur le statut de la concupiscence.Ouvrir la source officielleContenu doctrinal
Source normative définitoire
Concile de Trente, cinquième session, Décret sur le péché originel
Le concile affirme que la coulpe du péché originel est remise par la grâce du Christ conférée dans le baptême. Il reconnaît que la concupiscence demeure dans les baptisés comme matière de combat, sans nuire à ceux qui ne consentent pas et résistent par la grâce. Il déclare qu'elle n'est pas un péché proprement dit dans les personnes baptisées, mais qu'elle vient du péché et porte au péché.Ouvrir la source officielleSource explicative officielle
Catéchisme de l'Église catholique, article sur le sacrement du baptême
Le Catéchisme enseigne que certaines conséquences temporelles du péché demeurent dans le baptisé, avec l'inclination au péché que la Tradition appelle concupiscence ou foyer du péché.Ouvrir la source officielleLimites
Erreurs contraires
Hérésies, erreurs doctrinales, confusions fréquentes et formulations à éviter.
- erreur doctrinale
Tenir que la concupiscence qui demeure après le baptême est un péché proprement dit chez les régénérés.
Cette position contredit la distinction définie par Trente entre la concupiscence restante et le péché proprement dit dans les personnes baptisées. - erreur doctrinale
Réduire l'effet du baptême à une simple non-imputation du péché originel.
Trente affirme que la coulpe du péché originel est vraiment remise par la grâce du Christ conférée dans le baptême. - confusion fréquente
Conclure que la concupiscence n'appelle aucun combat moral parce qu'elle n'est pas une faute en elle-même.
La concupiscence n'est pas un péché proprement dit sans consentement, mais elle incline au péché et demeure matière de combat spirituel.