Communion et péché mortel
Ne pas communier en état de péché mortel sans confession préalable
Pour recevoir la Communion, le fidèle doit s'éprouver lui-même. Celui qui a conscience d'un péché mortel ne doit pas s'approcher de l'Eucharistie sans avoir reçu auparavant l'absolution sacramentelle. Le droit canonique prévoit l'exception d'un motif grave avec impossibilité de se confesser, accompagnée de la contrition parfaite et de la résolution de se confesser au plus tôt. Cette norme concerne d'abord le jugement de conscience du fidèle. La non-admission publique à la Communion relève d'une discipline distincte.
- StatutDiscipline canonique
- AssentimentDiscipline ecclésiale
- Sources4
Qualification
Statut magistériel
- Niveau
- Discipline canonique
- Assentiment
- Discipline ecclésiale
- Source-clé
- Council of Trent, Session XIII, Decree on the Most Holy Sacrament of the Eucharist, Trente, Sess. XIII, ch. 7
Thèse
Thèse doctrinale
Formule courte
Pas de Communion en état de péché mortel sans confession sacramentelle préalable.
Celui qui a conscience d'un péché mortel ne doit pas recevoir la sainte Communion sans confession sacramentelle préalable, sauf motif grave et impossibilité de se confesser.
Énoncé
Affirmations
Un fidèle qui a conscience d'être en état de péché mortel ne doit pas communier sans avoir reçu auparavant l'absolution sacramentelle, sauf motif grave et impossibilité de se confesser.
norme disciplinaire · certainDans le cas exceptionnel où il existe un motif grave et aucune possibilité de confession, la personne doit faire un acte de contrition parfaite qui inclut la résolution de se confesser au plus tôt.
norme disciplinaire · certainCette norme est enracinée dans l'exigence de recevoir dignement l'Eucharistie et dans l'avertissement apostolique sur l'examen de soi avant de manger le pain et boire la coupe.
explication autoritative · certainNier que la confession sacramentelle préalable soit requise, lorsque le fidèle est conscient d'un péché mortel et qu'un confesseur est disponible, est contraire à l'enseignement du Concile de Trente.
statut · certainLa question intérieure de la conscience du fidèle doit être distinguée de la discipline publique de non-admission à la Communion en cas de comportement extérieur grave, manifeste et durable.
note prudentielle · certain
Preuve
Sources principales
Preuve du statut
Source normative définitoire
Council of Trent, Session XIII, Decree on the Most Holy Sacrament of the Eucharist
Le concile affirme que celui qui a conscience d'un péché mortel ne doit pas recevoir la sainte Eucharistie sans confession sacramentelle préalable, même s'il se juge contrit, pourvu qu'il puisse recourir à un confesseur.Ouvrir la source officielleSource canonique disciplinaire
Code de droit canonique — Canons 912-923
Le canon 916 interdit à celui qui a conscience d'être en état de péché grave de célébrer la Messe ou de communier sans confession sacramentelle préalable, sauf motif grave et impossibilité de se confesser, avec obligation de contrition parfaite et résolution de se confesser au plus tôt.Ouvrir la source officielleSource normative authentique
Ecclesia de Eucharistia
Jean-Paul II rappelle que la foi ne suffit pas, que la communion invisible suppose la vie de la grâce, et que la norme tridentine demeure valable dans l'Église pour une digne réception de l'Eucharistie.Ouvrir la source officielleSource normative définitoire
Council of Trent, Session XIII, Decree on the Most Holy Sacrament of the Eucharist
Le canon condamne l'idée que la foi seule suffise comme préparation à la réception de l'Eucharistie et déclare nécessaire la confession sacramentelle préalable pour ceux dont la conscience est chargée d'un péché mortel, lorsqu'un confesseur peut être trouvé.Ouvrir la source officielleContenu doctrinal
Source normative définitoire
Council of Trent, Session XIII, Decree on the Most Holy Sacrament of the Eucharist
Le concile affirme que celui qui a conscience d'un péché mortel ne doit pas recevoir la sainte Eucharistie sans confession sacramentelle préalable, même s'il se juge contrit, pourvu qu'il puisse recourir à un confesseur.Ouvrir la source officielleSource canonique disciplinaire
Code de droit canonique — Canons 912-923
Le canon 916 interdit à celui qui a conscience d'être en état de péché grave de célébrer la Messe ou de communier sans confession sacramentelle préalable, sauf motif grave et impossibilité de se confesser, avec obligation de contrition parfaite et résolution de se confesser au plus tôt.Ouvrir la source officielleSource normative authentique
Ecclesia de Eucharistia
Jean-Paul II rappelle que la foi ne suffit pas, que la communion invisible suppose la vie de la grâce, et que la norme tridentine demeure valable dans l'Église pour une digne réception de l'Eucharistie.Ouvrir la source officielleSource normative définitoire
Council of Trent, Session XIII, Decree on the Most Holy Sacrament of the Eucharist
Le canon condamne l'idée que la foi seule suffise comme préparation à la réception de l'Eucharistie et déclare nécessaire la confession sacramentelle préalable pour ceux dont la conscience est chargée d'un péché mortel, lorsqu'un confesseur peut être trouvé.Ouvrir la source officielleSource explicative officielle
Catéchisme de l'Église catholique — Le sacrement de Pénitence et de Réconciliation
Le Catéchisme enseigne que celui qui a conscience d'avoir commis un péché mortel ne doit pas recevoir la sainte Communion sans avoir préalablement reçu l'absolution sacramentelle, sauf motif grave et impossibilité d'accéder à un confesseur.Ouvrir la source officielleSource normative authentique
Ecclesia de Eucharistia
Jean-Paul II précise que le jugement sur l'état de grâce appartient au fidèle comme jugement de conscience, tout en distinguant les cas de comportement extérieur grave, manifeste et durable.Ouvrir la source officielleLimites
Erreurs contraires
Hérésies, erreurs doctrinales, confusions fréquentes et formulations à éviter.
- erreur doctrinale
Tenir que la foi seule suffit toujours comme préparation à la Communion.
Cette position contredit directement le canon 11 de la Session XIII du Concile de Trente, qui exclut que la foi seule suffise comme préparation à la réception de la très sainte Eucharistie. - confusion fréquente
Traiter la contrition personnelle comme dispense ordinaire de confession avant la Communion.
La contrition parfaite n'est pas présentée comme une dispense ordinaire. Dans le cas prévu par le canon 916, elle accompagne un motif grave, l'impossibilité de se confesser et la résolution de recourir à la confession au plus tôt. - erreur doctrinale
Communier délibérément avec conscience d'un péché mortel non confessé.
Une telle pratique s'oppose à l'exigence de réception digne de l'Eucharistie et à la norme canonique qui requiert la confession sacramentelle préalable, sauf exception strictement encadrée.