Communication des idiomes
La prédication des propriétés des deux natures à l'unique personne du Verbe incarné
La communication des idiomes exprime une conséquence directe de l'union hypostatique. Jésus-Christ n'est pas deux sujets, l'un divin et l'autre humain. Il est l'unique Fils et Verbe de Dieu, vrai Dieu et vrai homme. Pour cette raison, ce qui appartient à son humanité peut être attribué au Fils de Dieu comme sujet personnel, par exemple sa naissance, sa crucifixion, ses souffrances et sa mort dans la chair. Cette manière de parler ne confond pas les natures. Elle ne signifie pas que la nature divine devienne passible, mais que le sujet personnel qui assumé l'humanité est le Verbe éternel.
- StatutFoi divine et catholique
- Sources4
Qualification
Statut magistériel
- Niveau
- Foi divine et catholique
- Source-clé
- Concile de Chalcédoine (451) — Définition de foi, Chalcédoine 451, Définition de foi
Thèse
Thèse doctrinale
Formule courte
Un seul Christ agit et souffre selon ses deux natures.
En Jésus-Christ, les propriétés, actions et souffrances propres à l'une ou l'autre nature peuvent être attribuées à l'unique personne du Verbe incarné, sans confusion des natures.
Énoncé
Affirmations
Jésus-Christ est l'unique personne du Verbe incarné, vrai Dieu et vrai homme, en deux natures distinctes, sans division du sujet personnel et sans confusion des natures.
définition · certainLes actions et passions accomplies dans l'humanité du Christ ont pour sujet propre la personne divine du Fils de Dieu, de sorte que le Verbe de Dieu peut être dit avoir souffert, avoir été crucifié et avoir goûté la mort dans la chair.
contenu · certainLa communication des idiomes n'autorise pas à attribuer directement à la nature divine ce qui appartient à la nature humaine comme nature, ni à supprimer la distinction réelle des deux natures.
explication autoritative · certainLe sujet d'attribution est le Christ personnellement considéré, désigné selon sa divinité ou selon son humanité, et non une nature prise isolément comme si elle devenait l'autre nature.
explication · certain
Preuve
Sources principales
Preuve du statut
Source normative définitoire
Concile de Chalcédoine (451) — Définition de foi
Le passage définit un seul et même Christ, Fils, Seigneur et Unique-engendré, reconnu en deux natures, sans confusion ni séparation, les propriétés de chaque nature étant sauvegardées et réunies dans une seule personne.Ouvrir la source officielleSource normative définitoire
Deuxième concile de Constantinople (553) — Anathématismes contre les Trois Chapitres
Le passage condamne l'idée que le Verbe opérant les miracles serait une personne et que le Christ souffrant serait une autre personne. Il affirme que les miracles et les souffrances endurées dans la chair appartiennent au même Seigneur Jésus-Christ.Ouvrir la source officielleSource normative définitoire
Concile d'Éphèse (431) — Anathématismes de saint Cyrille contre Nestorius
Le passage affirme que le Verbe de Dieu a souffert dans la chair, a été crucifié dans la chair et a goûté la mort dans cette même chair.Ouvrir la source officielleSource normative définitoire
Deuxième concile de Constantinople (553) — Anathématismes contre les Trois Chapitres
Le passage confesse que notre Seigneur Jésus-Christ, crucifié dans la chair, est vrai Dieu, Seigneur de gloire et l'un de la sainte Trinité.Ouvrir la source officielleContenu doctrinal
Source normative définitoire
Concile de Chalcédoine (451) — Définition de foi
Le passage définit un seul et même Christ, Fils, Seigneur et Unique-engendré, reconnu en deux natures, sans confusion ni séparation, les propriétés de chaque nature étant sauvegardées et réunies dans une seule personne.Ouvrir la source officielleSource normative définitoire
Deuxième concile de Constantinople (553) — Anathématismes contre les Trois Chapitres
Le passage condamne l'idée que le Verbe opérant les miracles serait une personne et que le Christ souffrant serait une autre personne. Il affirme que les miracles et les souffrances endurées dans la chair appartiennent au même Seigneur Jésus-Christ.Ouvrir la source officielleSource normative définitoire
Concile d'Éphèse (431) — Anathématismes de saint Cyrille contre Nestorius
Le passage affirme que le Verbe de Dieu a souffert dans la chair, a été crucifié dans la chair et a goûté la mort dans cette même chair.Ouvrir la source officielleSource normative définitoire
Deuxième concile de Constantinople (553) — Anathématismes contre les Trois Chapitres
Le passage confesse que notre Seigneur Jésus-Christ, crucifié dans la chair, est vrai Dieu, Seigneur de gloire et l'un de la sainte Trinité.Ouvrir la source officielleSource explicative officielle
Catéchisme de l'Église catholique, le Credo
Le Catéchisme explique que tout dans l'humanité du Christ doit être attribué à sa personne divine comme à son sujet propre, y compris les miracles, les souffrances et la mort.Ouvrir la source officielleLimites
Erreurs contraires
Hérésies, erreurs doctrinales, confusions fréquentes et formulations à éviter.
- hérésie
Nestorianisme : séparer le Verbe de Dieu et le Christ souffrant comme deux sujets personnels.
Cette erreur détruit le fondement de la communication des idiomes, car elle refuse que les actions et souffrances humaines du Christ aient pour sujet propre la personne divine du Verbe incarné. - hérésie
Confusion monophysite : comprendre la communication des idiomes comme un mélange des natures.
La doctrine suppose l'unité personnelle du Christ, mais elle maintient la distinction des deux natures et les propriétés propres à chacune. - formulation imprudente
Formulation imprudente : dire que la nature divine souffre comme nature.
L'Église confesse que le Verbe a souffert dans la chair. Elle n'enseigne pas que la divinité, considérée comme nature divine, soit devenue passible.