Absolution sacramentelle
L’absolution sacramentelle dans le sacrement de pénitence
Le concile de Trente a enseigné que l’absolution du prêtre, dans le sacrement de pénitence, n’est pas une simple annonce du pardon mais un acte judiciaire sacramentel. La forme du sacrement reçoit sa force principale des paroles d’absolution du ministre, en lien avec les actes du pénitent. Le Catéchisme reprend cette doctrine en rappelant que Dieu seul pardonne les péchés, que le Christ a confié l’exercice du pouvoir d’absolution au ministère apostolique, et que la formule d’absolution exprime l’action du Père, du Fils et de l’Esprit par le ministère de l’Église.
- StatutFoi divine et catholique
- Sources3
Qualification
Statut magistériel
- Niveau
- Foi divine et catholique
- Source-clé
- Concile de Trente, session XIV, doctrine et canons sur le sacrement de pénitence, Trente, Sess. XIV, ch. 6
Thèse
Thèse doctrinale
Formule courte
L’absolution sacramentelle remet vraiment les péchés et n’est pas une simple déclaration.
Dans le sacrement de pénitence, le prêtre absout sacramentellement le pénitent par un acte judiciaire ministériel qui remet les péchés au nom du Christ, lorsque le sacrement est reçu avec les dispositions requises.
Énoncé
Affirmations
Dans le sacrement de pénitence, l’absolution du prêtre est un acte judiciaire ministériel par lequel est prononcée la sentence sacramentelle de pardon ou de rétention, et non une simple annonce du pardon déjà présumé.
définition · certainLa forme sacramentelle reçoit sa force principale des paroles d’absolution du ministre, traditionnellement exprimées par « Je t’absous », auxquelles se rapportent les actes du pénitent.
contenu · certainLe refus de considérer l’absolution sacerdotale comme un acte judiciaire sacramentel a été exclu par une condamnation conciliaire solennelle.
statut · certainLe pouvoir de remettre et de retenir les péchés dans ce sacrement vient du Christ et a été confié au ministère apostolique, exercé par les évêques et les prêtres.
explication autoritative · certainSelon la norme canonique actuelle, seul le prêtre est ministre du sacrement de pénitence, et la validité de l’absolution requiert le pouvoir d’ordre avec la faculté d’exercer ce pouvoir envers le fidèle concerné.
norme disciplinaire · certainL’absolution présuppose les actes du pénitent, en particulier la contrition et la confession des péchés selon l’ordre propre du sacrement.
explication autoritative · certain
Preuve
Sources principales
Preuve du statut
Source normative définitoire
Concile de Trente, session XIV, doctrine et canons sur le sacrement de pénitence
Le concile déclare que le ministère des clefs n’appartient pas indistinctement à tous les fidèles et que l’absolution du prêtre n’est pas seulement l’annonce du pardon, mais un acte à la manière d’un jugement.Ouvrir la source officielleSource normative définitoire
Concile de Trente, session XIV, doctrine et canons sur le sacrement de pénitence
Le canon condamne l’opinion selon laquelle l’absolution sacramentelle du prêtre ne serait pas un acte judiciaire mais un simple ministère déclaratif, ou selon laquelle la confession ne serait pas requise pour absoudre.Ouvrir la source officielleSource normative définitoire
Concile de Trente, session XIV, doctrine et canons sur le sacrement de pénitence
Le concile enseigne que la forme du sacrement de pénitence, où réside principalement sa force, se trouve dans les paroles du ministre « Je t’absous », et que les actes du pénitent sont comme la matière du sacrement.Ouvrir la source officielleContenu doctrinal
Source normative définitoire
Concile de Trente, session XIV, doctrine et canons sur le sacrement de pénitence
Le concile déclare que le ministère des clefs n’appartient pas indistinctement à tous les fidèles et que l’absolution du prêtre n’est pas seulement l’annonce du pardon, mais un acte à la manière d’un jugement.Ouvrir la source officielleSource normative définitoire
Concile de Trente, session XIV, doctrine et canons sur le sacrement de pénitence
Le canon condamne l’opinion selon laquelle l’absolution sacramentelle du prêtre ne serait pas un acte judiciaire mais un simple ministère déclaratif, ou selon laquelle la confession ne serait pas requise pour absoudre.Ouvrir la source officielleSource normative définitoire
Concile de Trente, session XIV, doctrine et canons sur le sacrement de pénitence
Le concile enseigne que la forme du sacrement de pénitence, où réside principalement sa force, se trouve dans les paroles du ministre « Je t’absous », et que les actes du pénitent sont comme la matière du sacrement.Ouvrir la source officielleSource explicative officielle
Catéchisme de l’Église catholique, Le sacrement de Pénitence et de Réconciliation
La formule latine de l’absolution exprime que le Père est la source de tout pardon, que la réconciliation vient de la Pâque du Fils et du don de l’Esprit, et que le ministre dit au nom de l’Église le pardon des péchés.Ouvrir la source officielleSource explicative officielle
Catéchisme de l’Église catholique, Le sacrement de Pénitence et de Réconciliation
Le Catéchisme explique que Dieu seul pardonne les péchés et que le Christ a confié l’exercice du pouvoir d’absolution au ministère apostolique.Ouvrir la source officielleSource canonique disciplinaire
Code de droit canonique, Livre IV, Titre IV, Le ministre du sacrement de pénitence
Le Code établit que seul le prêtre est ministre du sacrement de pénitence et que la validité de l’absolution requiert le pouvoir d’ordre avec la faculté de l’exercer.Ouvrir la source officielleLimites
Erreurs contraires
Hérésies, erreurs doctrinales, confusions fréquentes et formulations à éviter.
- erreur doctrinale
Réduire l’absolution sacramentelle à une simple déclaration du pardon.
Cette position contredit le canon 9 de la session XIV de Trente, qui exclut l’idée que l’absolution sacerdotale soit un simple ministère déclaratif plutôt qu’un acte judiciaire sacramentel. - erreur doctrinale
Attribuer à tout fidèle le pouvoir d’absoudre sacramentellement les péchés.
Le concile de Trente rejette l’extension indistincte du ministère des clefs à tous les fidèles. Le Code de droit canonique réserve le ministère du sacrement de pénitence au prêtre. - formulation imprudente
Parler de l’absolution comme si elle agissait indépendamment de la contrition et de la confession.
L’absolution sacramentelle ne doit pas être isolée de l’ordre entier du sacrement de pénitence, qui comprend les actes du pénitent et l’action ministérielle de l’Église.